EELV appelle à manifester pour « sortir du Colonialisme »

Publié le par Jean Luc Guerbois

Aujourd’hui, de Tunis à Rabat, en passant par Tripoli, le Caire, Manama, Djibouti, Bagdad ou encore Sana’a, un vent de liberté et de démocratie souffle, suite à la révolution tunisienne. Il est porté par la jeunesse et l’ensemble des peuples, contre leurs dirigeants corrompus, pour la démocratie et la liberté. En Libye, même si le colonel Kadhafi tente désespérément de garder le pouvoir, quitte à provoquer des « rivières de sang » et des crimes de guerre, la marche vers la liberté et la démocratie est désormais irréversible. Tandis que le Sud se soulève pour la liberté, l’Occident «prend acte», et il commence à s’apercevoir qu’au nom des affaires et de la stabilité, il s’est compromis et s’est bercé d’illusions vis-à-vis de dictateurs infréquentables. Il faut par exemple cesser immédiatement la réal-politik qui provoque aujourd'hui des milliers de morts du fait des Mirages et des missiles Milan que la France a vendu à Kadhafi.


 

En France, nos dirigeants se sont piteusement discrédités en entretenant pendant bien trop longtemps des relations avec tous les potentats aujourd’hui virés de leur trône par des peuples en colère. Il y a quelques jours, Nicolas Sarkozy s’est encore permis de recevoir à l’Elysée Ali Bongo, fils du défunt dictateur, à l’élection très contestée.

 

Europe Ecologie – Les Verts appelle ainsi à participer, dans le cadre de la semaine anticoloniale, à la manifestation qui partira ce samedi 26 février, à partir de 15 h, de la place de la République à Paris, "pour sortir du colonialisme", en solidarité avec les citoyens libyens et tous les peuples, arabes, africains, iraniens, etc. qui luttent contre les pouvoirs oligarchiques en place. La secrétaire nationale d’EELV Cécile Duflot prendra part au cortège.

 

Manifestons contre le pillage des ressources naturelles et l’accaparement des terres, contre les grands groupes transnationaux qui font des affaires sur le dos des peuples et de la planète, contre la politique néocoloniale des autorités françaises qui entretiennent des liens étroits avec des dictateurs qui martyrisent leur peuple, pour la fin de la Françafrique, pour que les droits de l’homme priment enfin sur les droits de l’homme d’affaire, bref pour « sortir du colonialisme ».

 

Plus d’informations sur www.eelv.fr et sur anticolonial.net 

Publié dans Monde

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