Eva Joly : Je veux vous dire mille fois merci

Publié le par Jean Luc Guerbois

Chère amie, cher ami,

Le temps du bilan de cette campagne viendra et nous devrons le tirer de manière approfondie.

Mais d’ores et déjà, je veux vous dire mille fois merci. Je voudrais que mes mots puissent parler à chacun pour vous remercier individuellement.

L’écologie n’est pas une cause facile à défendre par temps de crise, avec en plus le vent mauvais de la calomnie et du mensonge.

Je n’étais peut être pas non plus une candidate facile.

Et pourtant vous avez défendu les deux avec courage et opiniâtreté.

Je sais que le score n’est pas à la hauteur de nos espérances. Mais je vous invite a garder la tête haute. Quand on défend la cause de la planète, il n’y a pas de honte à avoir. Le temps viendra, j’en suis sûre, où les électeurs et les électrices se tourneront vers nous pour changer de destin. Alors merci à vous, et dès demain, continuons le combat.

Premier combat, la mobilisation pour la défaite de Nicolas Sarkozy.

C’est une ardente obligation que de débarrasser notre démocratie d’un pouvoir exagérément tourné vers la défense des intérêts privés, un pouvoir qui n’a que faire des règles, un pouvoir qui n’a eu de cesse de diviser les Français. Chacune et chacun d’entre vous doit prendre toute sa place dans la mobilisation des quinze prochains jours. Je veux que les écologistes soient les fers de lance de la lutte pour le changement.

Deuxième combat, les élections législatives.

C’est un combat essentiel pour l’avenir de notre pays. Prenez-y toute votre part. Les écologistes doivent être présents en force dans la prochaine Assemblée pour peser sur la prochaine législature. Alors, nous devons aller chercher chaque voix. Je serai présente à vos côtés dans cette bataille. Débarrassés de la contrainte du vote utile, beaucoup d’électeurs chercheront à signifier à François Hollande quelles sont leurs priorités. A nous de tout faire pour que l’écologie y figure.

Troisième combat, le débat au sein de la majorité pour qu’émerge une nouvelle donne politique.

Je souhaite que ce soit une confrontation honnête et sérieuse basée non pas sur le rapport de force brut, mais sur la conception que l’on doit avoir d’une dynamique de transformation sociale : le PS ne réussira pas seul, sans partenaire d’une part, et surtout sans la mobilisation de la société pour construire le changement. Là encore, les écologistes devront être, aux côtés du mouvement social, la partie dynamique de la future majorité, à l’écoute des Françaises et des Français, mobilisés dans les mouvements associatifs ou syndicaux.

Je vous appelle à vous mobiliser pour réussir le troisième tour écologique, qui ne manquera pas de se produire parce que personne ne peut faire l’impasse sur le réchauffement climatique, la sortie du nucléaire ou la lutte pour la biodiversité.

La France a besoin de l’écologie, et L’écologie a besoin de vous. Alors, haut les cœurs, au boulot les écolos !

Vive l’écologie, vive la République, vive la France !

EVA JOLY

Publié dans Politique générale

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ayrault jean pierre 23/04/2012 15:21

Ce texte pour Eva car il lui ressemble

DE L'EMPATHIE ET NON DE LA COMPASSION.


L'empathie n'est pas de la pitié engendrée par un sentiment de culpabilité, c'est un appel à la vie, en se rapprochant de la détresse pour donner un peu de son énergie vitale. Contraire à la
compassion l'empathie est une solution vers le mieux vivre. Une société sans empathie devient barbare ou cruelle. La compassion est la résignation face à l'inaction, et justifie l'absence de
sentiment de culpabilité. On peut avoir de la compassion pour son voisin et haïr l'étranger. L'empathie est naturellement ne pas accepter pour l'autre ce que nous refuserions pour nous-même. Et
dans la justice il ne doit pas y avoir de compassion mais du droit pour tous.

Se préparer au pire est toujours la meilleur façon de survivre en repoussant l'échéance inévitable de chacun, le plus loin possible. Mais se préparer au pire n'est pas sans vision possible d'un
bien être. Pour que ce bien être soit acceptable et durable il doit être partagé. Le déséquilibre de ce bien être avec des humains très riches et d'autres très pauvres entraine inexorablement des
souffrances et des conflits violents. Alors se préparer au pire est justement d'éviter cela, car qu'est-ce que l'on entend par le pire ? Si ce n'est justement la création d'un monde où riches et
pauvres ne se rencontrent plus. Le pire est dans la fabrique de la pauvreté, il est dans la révolte violente des peuples qui ont été spoliés par les riches, où on ne sait plus si le barbare est le
révolté ou bien l’oppresseur, les deux souvent. Quand les valeurs fondamentales du droit humain sont bafouées alors le pire est près, et le chaos s'annonce.

L'économie, qui est devenu le moteur de survie de l'humanité, se doit de maintenir cet équilibre. Les partis politiques n'ont pas été capables d'assurer ce maintient. Alors les citoyens doivent
résister et faire ce qu'il faut pour rétablir cet équilibre que l'on nome démocratie. Si l'économie s'effondre, la démocratie risque de suivre le même chemin. Sauf si un grand nombre de résistants
décide de recréer les conditions économiques pour maintenir cette démocratie.

Jean Pierre AYRAULT