Irrigation : les faits sont têtus

Publié le par Jean Luc

Les irrigants de tous les départements de Poitou-Charentes, continuent de faire pression tous azimuts pour maintenir leurs privilèges. Avec de moins en moins de succès, et c'est tant mieux.

Car les faits sont têtus. Aucune des mesures extrêmement coûteuses imposées par les irrigants depuis le début des années 90 n'a résolu les difficultés de gestion quantitative de l'eau qu'ils ont créées.

Que ce soit avec les barrages ou les retenues bâchées, le constat sur nos bassins de rivières est cruel : chaque été amène ses assecs, inconnus avant le développement de l'irrigation comme mode de production agricole.

Ces ouvrages ont été payés par les contribuables, comme les usines de potabilisation chargées de nettoyer l'eau, alors qu'une gestion intelligente des nappes et rivières aurait évité ces coûts.

Parlons aussi des sacro-saintes primes à l'irrigation et de la discrimination qui en découle pour les 80% des agriculteurs qui ne reçoivent que 20% des aides publiques. Et mettons face aux emplois liés à l'irrigation le nombre d'emplois agricoles perdus à cause des stratégies que les irrigants défendent.

Tout cela est maintenant connu du grand public. Les irrigants devraient maintenant comprendre l'état de la nature, entendre l'opinion publique qui paie et pour qui l'eau est un bien commun qu'il convient de préserver et de mieux répartir. Ils doivent s'apprêter à cesser leurs pratiques lors de la révision prochaine de la PAC.

Seuls les secours fourragers et le maraîchage peuvent justifier aujourd'hui le recours à une irrigation raisonnée.

Publié dans Agriculture et eau

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