Jean-Paul Besset : " Nicolas Hulot n'ira pas à la présidentielle en solo "

Publié le par Jean Luc Guerbois

L'eurodéputé écologiste de la région grand Centre (donc Auvergne, Limousin et Centre) est le bras droit de Nicolas Hulot. S'il ne sera pas son directeur de campagne, il devrait jouer un rôle important dans la campagne électorale. Entretien.
Serez-vous le directeur de campagne de Nicolas Hulot ?
Non, je ne le serai pas malgré ma grande proximité avec lui. Mais je serai très proche de son équipe de campagne. J'ai un job à plein temps - député européen - et je ne souhaite pas cumuler les mandats et les fonctions.
Quelle est la prochaine étape de la campagne de Nicolas Hulot ? Les primaires écologistes ?
D'abord, nous allons nous concentrer sur le programme de transition que Nicolas Hulot veut partager avec les Français. Nous voulons bien vérifier la crédibilité des mesures et identifier celles qui sont les plus structurantes pour ce changement de cap.
Si Nicolas Hulot n'était pas choisi par les sympathisants écologistes lors des primaires, pourrait-il se présenter à l'élection présidentielle en solo ?
Nous excluons totalement cette hypothèse. Nicolas Hulot veut être le candidat d'un mouvement qui est incarné par Europe Ecologie Les Verts mais qui peut s'élargir, rassembler d'autres bonnes volontés.
Donc Nicolas Hulot serait prêt à soutenir Eva Joly si elle était désignée candidate ?
Oui, il n'y a pas de doute là-dessus. Nous sommes fidèles à l'esprit du mouvement Europe Ecologie Les Verts. Nous pensons qu'il est le candidat le plus légitime et qu'il aura le plus d'impact. Mais si nous nous trompons, nous nous rangerons derrière l'avis collectif.
Daniel Cohn-Bendit s'est montré très sceptique quant à l'utilité d'une candidature écologiste à la présidentielle...
Dany est terrifié - à juste titre - par la montée du Front National. Il s'interroge au cas où il y aurait le feu à la maison. Il a raison mais ce n'est pas aujourd'hui que nous pouvons le décider.  Au contraire, il faut ouvrir un espace pour répondre à Marine Le Pen et répondre aux angoisses de tous ceux qui seraient tentés de choisir le national populisme.
Si le Front National était à 20% dans les sondages l'hiver prochain, le candidat écologiste pourrait donc se retirer de la course à l'Elysée ?
Il faudrait voir le score annoncé par les sondages pour le candidat écologiste à ce moment-là (mais il faut se méfier des sondages). De toute façon, nous n'avons pas à anticiper à ce point.
Propos recueillis par Thibaut Solano

Publié dans Politique générale

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