l'irrigation, encore une sujet brûlant en 2010

Publié le par Jean Luc

NE17, SOS RIVIERES ET ENVIRONNEMENT, AIE17

 

le 25 avril 2010

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Lors d'une réunion organisée par le Préfet de Charente-Maritime, dans laquelle devaient être présentées les dernières propositions des volumes prélevables pour le bassin Charente-Aval, environ 400 irrigants de la région se sont invités, Ils ont confisqué la parole  au représentant de l'état.

Dès le début de la réunion ils ont insulté le Préfet et s'en sont pris violemment aux représentants des associations de protection de la nature,  tout le long des deux heures de réunion ils ont été les boucs émissaires, de graves menaces ont été proférées à l'égard de certains participants à la réunion, l'intervention d'un officier de la SDIG et de la gendarmerie a été nécessaire pour que les représentants des associations puissent quitter la réunion et le parking.

 

Le président de la Chambre d'Agriculture: Mr Servant a fait part des revendications de la profession:

- une suspension immédiate du processus de définition des volumes prélevables dans l'attente d'études environnementales et socio-économiques fiables et partagées

- une remise à plat des discussions sur les organismes uniques pour les sécuriser

- une baisse des taux de redevance "prélèvement" des agences de l'eau dès cette année pour les irrigants engagés dans des démarches collectives de gestion de l'eau

- une politique de stockage de la ressource visant à sécuriser la production et à assurer une diversité de biens en quantité et en qualités répondant aux attentes des consammateurs, et une intégration de cette problématique du stockage dans le cadre des discussions de le loi de modernisation agricole

 

Les irrigants ne demandent rien de moins que :

- l'annulation des décrets et lois de la Directive Cadre de l'eau Européenne

- la gratuité de l'eau

Ils refusent les réductions de volumes d'irrigations qui découlent de la loi pour préserver l'eau potable, le bon état  des milieux naturels

Ils demandent  la construction des réserves d'eau pour l'irrigation du maïs et leur financement par de l'argent public.

 

Les associations de protection de la nature ne partagent pas ce point de vue,  en fait les irrigants ne reconnaissent pas la légitimité des associations de protection de l'environnement quand elles s'opposent à leurs projets alors que ces projets ne sont que des outils supplémentaires pour continuer dans la majorité des cas, une agriculture intensive chimique qui a montré depuis longtemps ses limites. Ce type d'agriculture ne permet pas de maintenir les exploitations en place, de garantir un revenu à ceux qui la pratique, pollue les nappes et les rivières, met en danger les ressources en eaux potable, détourne une partie importante des aides et des subventions sans résultats et n'est pas en mesure de produire des aliments sains et de proximité comme le demande les consommateurs

Les moyens utilisés pour faire entendre ce point de vue sont totalement légaux et démocratiques. Notre pays a un système juridique qui permet de faire entendre notre opinion et nous nous en  servons en toute bonne foi et dans la transparence. les jugements qui en découlent ne sont pas partisans. Ces actions ne sont pas dirigées contre les agriculteurs mais contre un système d'agriculture qui n'est plus soutenable tant économiquement qu'écologiquement.

 

Publié dans Agriculture et eau

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