La Confédération paysanne soutient le Docteur Philippe LABRE

Publié le par Jean Luc Guerbois

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Le Docteur Philippe Labre, Vétérinaire en Haute-Savoie vient d’être condamné à 2 ans d’interdiction d’exercer la médecine vétérinaire dont un an avec sursis par le Conseil Régional de l’ordre des Vétérinaires de Rhône-Alpes. Cette condamnation est particulièrement sévère. On lui a reproché une faute déontologique : des envois de courriers en nombre à des éleveurs leur proposant des formules thérapeutiques qui associent différentes plantes ou des huiles essentielles. Pour les procureurs du Conseil de l’Ordre, il s’agit d’une action publicitaire.

Dans les faits, ce qui est reproché au Docteur Labre c’est son activité inlassable en faveur de méthodes de soins alternatives pour les animaux d’élevage. C’est aussi que le Docteur Labre a déployé une activité pédagogique : rédaction d’ouvrages pratiques qui font référence, interventions dans des centres de formation agricole (CFPPA), sessions de formation en homéopathie, phyto et aromathérapie destinées aux éleveurs, organisées par les chambres d’agriculture.

Cette activité répond à la demande croissante des éleveurs en conseils et en services pour s’affranchir du recours à la médication chimique.

Alors que les ministères de l’agriculture et de la santé préconisent une réduction et un contrôle de l’utilisation des antibiotiques dans les élevages (création du Comité national pour un usage raisonné des antibiotiques en médecine vétérinaire), la décision du CROV a pour effet de contredire les efforts des éleveurs qui vont dans ce sens.

La Confédération paysanne s’étonne de l’acharnement de l’instance ordinale à l’encontre du Docteur Labre alors qu’elle reste inerte face au déploiement de publicité illégale pour des spécialités pharmaceutiques soumises à ordonnance, dans la presse professionnelle destinée aux éleveurs.

La Confédération paysanne apporte tout son soutien au Comité « initiative démocratique pour l’émergence d’alternatives pour la santé » et au Docteur Philippe Labre.

Elle demande au CROV d’annuler les sanctions qu’il a prononcées à son encontre le 14 avril 2011.

Publié dans Agriculture et eau

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