Organisons la solidarité avec les éleveurs, localement, nationalement.

Publié le par Jean Luc Guerbois

1) Interdiction du broyage des pailles.

Le broyage ne devra être que dérogatoire après que les producteurs aient offert leurs pailles sur un site unique (celui de l’APCA par exemple). Si après que l’offre ait été faite, elle n’a pas trouvée preneurs dans les dix jours, les producteurs pourront alors broyer

Il doit également être pris une interdiction de brûlage des pailles dans les chaudières industrielles, le bois peut être une alternative.

 

2) Mise à disposition du blé éthanol

Tous les blés destinés à la production d’agrocarburants doivent être utilisés pour l’alimentation animale et ne doivent donc pas être transformés en éthanol. Ces grains doivent être cédés aux éleveurs au prix auquel ils ont été contractualisés dans les contrats blé/maïs éthanol (115€/tonne).

La paille et le grain à prix garanti permet de fournir aux éleveurs des fourrages et aliments grossiers indispensables. Cela permettra de maintenir les ruminants sur pied et ne pas poser la question de stockage et du dégagement des marchés de la viande qui risque d’encombrer les frigos, de faire chuter dramatiquement les cours et de désorganiser la filière.

 

3) Besoin de trésorerie

L’annonce du Ministre de la semaine passée correspond à quelques millions d’aide effective pour les éleveurs sans que la garantie d’accès pour tous existe.

La solidarité des banques ne peut pas s’exprimer par la seule proposition de prêts à taux préférentiels faite par le Crédit Agricole. Toutes les banques devraient donc mettre en place des dispositifs de prêts à taux zéro pour les éleveurs. Nous demandons le report d’annuités en fin de prêt et la prise en charge des intérêts par l’Etat.

Toutes ces mesures sont indispensables, d’autant plus indispensables qu’un grand nombre de paysans, éleveurs en particulier, ne sont pas assurés et ne pourront émarger au Fonds National de Garanti des Calamités Agricoles que sur une partie de leur ferme, rajoutant l’exclusion à la catastrophe climatique et économique.

 

4) Solidarité de tous les acteurs

Toutes les filières doivent se sentir concernées et participer à l’effort de solidarité dont tous les éleveurs ont un besoin urgent. Les industriels et acteurs économiques doivent montrer qu’ils ne peuvent vivre que par l’existence de paysans nombreux. Leur survie économique en dépend.

Toutes les mesures doivent être prises pour aider les éleveurs et maintenir les animaux sur pied afin de ne pas hypothéquer durablement l’élevage et les filières qui en dépendent.


5) Solidarité non partisane

La solidarité entre les céréaliers et les éleveurs doit être organisée par les Chambres d'agriculture de chaque départements aux bénéficies de tous les paysans.

communiqué de la confédération paysanne, source : http://www.confederationpaysanne.fr/

Publié dans Agriculture et eau

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