Assises du ferroviaire : ne nous trompons pas de voie

Publié le par Jean Luc Guerbois

Les assises du ferroviaire se tiendront du jeudi 15 septembre à mi février. A l’initiative de la Ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement et du Ministre chargé des transports, elles vont dresser un état des lieux du système ferroviaire français. Décryptage de France Nature Environnement.

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Le gouvernement confond vitesse et précipitation

Ces assises s’apprêtent à aborder la situation du ferroviaire sous un angle principalement économique au travers de l’ouverture à la concurrence. Et ce alors même que le réseau ferré de France est dégradé et de ce fait risque d’être peu attractif pour les opérateurs étrangers. Des investissements massifs devront être réalisés pour le remettre à niveau. Malheureusement les déclarations récente du Président de la République, à l’occasion de l’inauguration du la LGV Rhin-Rhône, laisse à penser que l’Etat veut poursuivre ses investissements sur la LGV, alors même que son modèle économique est remis en cause par la SCNF.

Pour Michel Dubromel, responsable du réseau Transports et Mobilité Durables : « Le gouvernement se méprend et démontre l’absence de vision globale et à moyen terme du problème du ferroviaire français. Avant de vouloir privatiser, assurons nous d’avoir quelque chose de vendable »

Priorité au « service public » de transport

Pendant longtemps exemplaire, la SNCF voit s’accumuler les retards, les fermetures de petites gares, les ruptures de caténaires, la réduction de la vitesse des TER à cause de la vétusté du réseau… Ce dont les français ont besoin, c'est d’un système de transport de qualité, offrant régularité, fiabilité et maillage serré du territoire pour proposer une alternative crédible à l’automobile.

Pour Bruno Genty, Président de France Nature Environnement : « Par delà les fonctions mécaniques de transport de personnes et de marchandises, l’infrastructure ferroviaire française est l’outil principal de l’aménagement du territoire, de la structuration des bassins d’emplois, de la lutte contre la consommation excessive d’énergie et la pollution atmosphérique. Enfin n’oublions pas que sans report modal, il n’y a pas de lutte contre le changement climatique. L’Etat français et le gouvernement doivent s’engager résolument dans une stratégie d’investissement massif pour rendre notre réseau régulier, fiable et concurrentiel »

Publié dans Urbanisme

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