Le gouvernement algérien durcit la répression et minimise l’importance du mouvement

Publié le par Jean Luc Guerbois

Communiqué du 14 février 2011

Depuis le début de l’année, les citoyennes et citoyens algériens, parmi eux de nombreux jeunes, protestent contre la répression, le scandale des disparus, mais aussi le chômage et la pauvreté, et exigent un changement de régime pour plus de démocratie et de justice sociale.

La seule réponse du gouvernement algérien est  toujours la répression.

Samedi, 12 février 2011, la marche à Alger des partis d’opposition, des représentants de la société civile et des syndicats non officiels, malgré son interdiction  et  la  dispersion par les forces anti-émeutes,  a montré la détermination du peuple algérien pour le changement. De nombreuses interpellations, certaines particulièrement musclées, ont eu lieu : près de 300 personnes ont été interpellées selon la Ligue algérienne des droits de l'Homme et des arrestations ont eu lieu.

Bien que le gouvernement, extrêmement inquiet sur les changements obtenus en  Tunisie et en Egypte, cherche à minimiser l’importance du mouvement, la contestation s’organise dans d’autres villes notamment à Oran et à l’est du pays à Annaba.

Le 19 février prochain la  « Coordination nationale pour le changement et la démocratie » appelle à une nouvelle manifestation à Alger  et à des manifestations chaque samedi, place du 1er Mai à Alger.

Des manifestations de soutien ont eu lieu dans plusieurs pays d’Europe et la solidarité internationale doit continuer à grandir.

Europe Ecologie Les Verts, signataire de l’appel du Collectif d’Algériens en soutien à la lutte en Algérie pour le changement et la démocratie, demande :

- la levée immédiate de l’état d’urgence

- la libération des détenus politiques- le droit d'organisation politique et sociale et le droit à l'information en cessant la censure et la pénalisations des journalistes

- la justice sociale et des mesures contre le chômage.

Europe Ecologie Les Verts est aux côtés du peuple algérien dans sa lutte pour plus de démocratie et de justice sociale,  qui demande à juste titre, comme les peuples tunisien et égyptien un changement de régime. La rente pétrolière algérienne ne peut plus être confisquée par un régime qui s’en sert pour se maintenir au pouvoir. Elle doit être disponible pour une politique sociale d’envergure. Le pays souffre du chômage, de la pauvreté et comme dans les autres pays voisins de graves inégalités sociales.

Europe Ecologie Les Verts  exprime son entière solidarité au peuple algérien et  demande la fin de la répression des forces démocratiques.

Publié dans Monde

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