Réunion du Groupe Local
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Le Comité national de la conchyliculture (CNC) a demandé la suspension d'un plan de
réensemencement censé pallier la surmortalité des jeunes huîtres, les naissains présentés comme "résistants" étant également décimés, a-t-on appris auprès du CNC jeudi.
"Le plan de sauvegarde doit être suspendu par l'Etat et les scientifiques", a déclaré son président, Goulven Brest, résumant une recommandation
prise par les présidents des comités régionaux.
Le programme de réensemencement de sauvegarde avec des huîtres dites "R" (comme Résistantes) élaboré avec l'Ifremer et les écloserie était jusqu'à récemment
considéré comme une des principales solutions à la surmortalité des naissains observée depuis trois ans.
"Les études scientifiques étaient encourageantes mais en pratique on observe des mortalités très importantes, de l'ordre de 50%, et allant même jusqu'à 100%
sur certains lots", a indiqué Goulven Brest.
"On ne peut plus conseiller aux professionnels de continuer" ce plan, qui s'appuie sur des huîtres stériles triploïdes, a-t-il ajouté.
Le CNC a indiqué avoir demandé au ministère de l'Agriculture "de lancer au plus vite des investigations sur les écloseries, nurseries et concessions où sont
produites et stockées les huîtres issues du protocole du plan de sauvegarde".
Le plan de réensemencement est dénoncé depuis plusieurs mois par des producteurs indépendants, dont certains ont évoqué une possible responsabilité de l'Ifremer et
des écloseries dans le développement de la maladie, via la dissémination de souches trop fragiles.
En octobre, le Comité de survie de l'ostréiculture (indépendant) a demandé une nouvelle fois l'arrêt du plan de sauvegarde, dénonçant "une véritable
escroquerie".
L'Ifremer étudie désormais comme alternative une souche
d'huîtres japonaises, mais leur arrivée sur les étals nécessitera au moins cinq ans, selon le CNC.
L'hiver 2010-11 marque l'arrivée à maturité des premières générations d'huîtres affectées par la surmortalité apparue il y a trois ans et toujours mal expliquée.
Selon le Comité de survie, un tiers des producteurs sont menacés de disparition.